La prière en islam

الصَّلاةُ في الإسلام

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De sa bienveillance, l’Imam

         ‘Abd El ‘Azîz Ibn ‘Abd Allâh Ibn Bêz

Qu’Allâh lui fasse miséricorde

Traduction en français et préface de

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad

Préface

Au Nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

La Louange est à Allâh qui a prescrit la prière à Ses serviteurs en la corrélant avec la sincérité et l’unicité en disant : Et il ne leur a été ordonné que d’adorer Allâh en Lui vouant sincèrement et exclusivement le culte, d’accomplir la prière et d’acquitter la zakêt. Et voilà la religion de droiture. ﴿ El Bayyina (La Preuve), v. 5. Et que la prière et le salut soient sur Son serviteur et Messager, le meilleur des créatures : notre Prophète Mouhammed qui a intimé de pratiquer la prière, a démontré ses jugements, ses horaires et ses mérites et a stipulé qu’elle est une Lumière venant d’Allâh par laquelle l’on se guide, il a dit : « Et la prière est Lumière. » Hadith rapporté par Mouslim dans son Authentique.

Cela étant dit, il y a ici présent l’opuscule La prière en islam, du cheikh de l’islam à cette époque et le mufti de tous les musulmans : son Éminence, le cheikh et érudit ‘Abd El ‘Azîz Ibn ‘Abd Allâh Ibn Bêz, qu’Allâh lui accorde Sa vaste miséricorde, dans lequel il a clarifié l’égard de la prière et son statut au sein de la religion, et ce en incitant à la célébrer et ne pas la délaisser ou la négliger. Car, elle est le pivot de l’islam et son deuxième pilier après les deux Attestations. Ainsi celui qui la pratique, aura établi la religion ; et celui qui l’abandonne, aura détruit la religion.

Le cheikh qu’Allâh lui fasse miséricorde a mentionné les preuves tirées du Qour’ên et de la Sounna arguant de l’obligation d’accomplir la prière pour tout musulman et musulmane, et qu’elle est une obligation individuelle.

Il a également signalé l’éloge fait par Allâh aux prieurs dans le Qour’ên les décrivant par des épithètes très louables, et qu’ils auront, le Jour de la Résurrection, des salaires multipliés dans les Jardins du Délice, telle que dans sa Parole Très-Haut dans la sourate Les Croyants et ceux qui observent strictement leur prière. Ce sont ceux-là les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement. ﴿El Mou’minoûn, v. 9-11.

Le cheikh a aussi cité que la prière est une expiation des péchés et des fautes, car le Prophète sur lui le salut l’a comparé à un fleuve qui coule abondamment en disant : « Voyez-vous si, à la porte de l’un d’entre vous, se trouverait un fleuve dans lequel il se lavera cinq fois par jour, restera-t-il quelque chose de sa souillure ? » Les compagnons dirent : « Non, ô Messager d’Allâh ! » Le Prophète leur dit alors : « C’est ainsi que font les cinq prières, Allâh absout par elles les péchés. » Hadith rapporté par El Boukhârî et Mouslim.

Cette épître, ainsi conçue, est concise dans sa forme, profonde dans son essence et bien fondée dans sa visée. Elle est écrite dans un style facile, comportant des expressions claires et des mots simples. Telle est, d’ailleurs, l’habitude du cheikh dans ses ouvrages, ses cours et ses sermons, qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde !

Enfin, nous demandons à Allâh de rendre ce livret profitable à quiconque le lira, de récompenser amplement le cheikh et de nous accorder la science bénéfique et l’œuvre pieuse, êmîn. Et notre dernière invocation est « Louange à Allâh, le Seigneur de l’univers », et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammed.

Écrit par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad El Bidjê’î

Béjaia, le 5 chawwêl 1442 G., corr. Au 17 mai 2021 G.

 

Au Nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Louange à Allâh, le Seigneur de l’univers, et qu’Allâh prie, salue et bénisse Son serviteur et Messager et le meilleur d’entre Ses créatures : notre Prophète et Imam Mouhammed Ibn ‘Abd Allâh ; de même que sa famille et ses compagnons ainsi que tous ceux qui empruntent son chemin, et se font guider par sa conduite jusqu’au Jour de la Rétribution.

Cela étant dit, chers auditeurs ![1] Mon propos à votre intention aujourd’hui sera sur le sujet de l’obligation d’accomplir les cinq prières (salâts), et de les préserver. Allâh Majestueux et Très-Haut dit dans Son Livre explicite : Et accomplissez la prière, et acquittez la zakêt, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. ﴿El Baqara (La vache), v. 43. Ce verset se trouve parmi beaucoup d’autres dans lesquels Allâh Exalté ordonne d’accomplir les prières. Cela revient à leur énorme mérite et au fait qu’elles sont le pivot de l’islam, tel qu’il est parvenu dans un hadith de sa part sur lui la prière et le salut : « Le sommet de toute l’affaire est l’islam, son pivot est la prière et la pointe de sa bosse est la lutte sur le sentier d’Allâh. »[2] Et il a aussi été rapporté par des voies authentique d’après lui prière et salut sur lui : « La première œuvre pour laquelle on demandera au serviteur des comptes (dans l’au-delà) est sa prière ; si celle-ci sera validée, ce dernier réussira et sera gagnant, et si, par contre, elle sera invalidée, il perdra et sera voué à la défaite !  »[3]

La prière, son affaire est donc certes immense, son mérite est grandiose. Elle est le plus grand et plus important devoir après les deux Attestations.[4] Allâh l’a beaucoup mentionnée dans son Livre explicite, en guise de vénération pour son égard et d’incitation pour la Nation de l’accomplir, d’y prendre soin et de la préserver. Font partie de ces versets, Sa Parole à Lui la Pureté : Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane ; et tenez-vous debout devant Allâh, avec humilité. ﴿El Baqara (La vache), v. 238, et sa Parole Puissance et Majesté à Lui : Accomplissez la prière, acquittez la zakêt (aumône annuelle) et obéissez au Messager, afin que la miséricorde vous soit faite.﴿ An-Noûr (La Lumière), v. 56.

De plus, Allâh Exalté et Très-Haut a fait l’éloge de ceux qui la préservent et la pratiquent avec humilité. Il a fait que cela soit parmi les caractéristiques des croyants promis au Paradis. Il a dit qu’Il soit Exalté : Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière ﴿El Mou’minoûn (Les Croyants), v. 1-2.

Ensuite Il a évoqué des épithètes louables des gens de la foi, qu’Il a achevées par Sa Parole : et ceux qui observent strictement leur prière. Ce sont ceux-là les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement. ﴿El Mou’minoûn (Les Croyants), v. 9-11.

Et Il a également dit Puissant et Majestueux : Oui, l’homme a été créé instable (très inquiet) ; quand le malheur le touche, il est abattu ; et quand le bonheur le touche, il est grand avare. Excepté les prieurs, qui sont assidus à leurs prières﴿ El Ma‘êridj (Les Voies d’ascension),  v. 19-23 ; puis Il y a cité d’autres caractéristiques qu’il a conclues par Sa Parole Puissant et Majestueux : et qui sont réguliers dans leur prière. Ceux-là seront honorés dans les Jardins (du Paradis). ﴿El Ma‘êridj (Les Voies d’ascension),  v. 34-35.

Tous ces Textes clarifient le statut immense de la prière, et que ceux qui la préservent, la pratiquent avec humilité et y prennent soin ont effectivement un mérite énorme et un grand salaire. Ceux-là seront les héritiers du Firdews (Paradis suprême) et seront les détenteurs de l’honneur le Jour de la Résurrection dans la Maison du Délice.

Il vous appartient donc, frère et sœur en Allâh, de bien prendre soin de cette prière, de l’accueillir, de vénérer son égard et de la préserver dans tous ses cinq temps [quotidiens].

La prière est très certainement le pivot de la religion. Elle est la première chose pour laquelle il vous sera demandé des comptes le Jour de la Résurrection, ô servant d’Allâh et ô servante d’Allâh.

Il a été aussi rapporté d’après le Prophète sur lui la prière et le salut, par des voie authentiques : « Le pacte qu’il y a entre nous et eux (les mécréants et les polythéistes) est la prière, quiconque l’abandonne aura donc mécru (ou renié la foi). »[5] Cela indique l’énormité du danger de négliger la prière, et que son délaissement est une mécréance en Allâh, qu’Allâh nous en préserve ! Et il a également dit prière et salut sur lui : « Entre l’homme et la mécréance et le polythéisme se trouve l’abandon de la prière. »[6] Ceci indique que délaisser la prière fait tomber dans la mécréance, l’égarement et l’association.

Or, imputer ce jugement à l’homme, dans le hadith, ne désigne pas que cela est exclusif pour ce dernier, mais c’est simplement une information donnée en citant l’un des deux genres (masculin) pour inclure l’autre (féminin). En fait, tous les jugements qui parviennent dans les Textes, et qui sont liés aux hommes ou aux femmes, ils englobent aussi l’autre genre qui n’y est pas cité.

De ce fait, ce qui vient au sujet de l’homme l’inclut et inclut la femme. Et ainsi de même pour ce qui est provenu au sujet de la femme. Allâh Majestueux et Très-Haut a envoyé Son Messager sur lui la prière et le salut à tout le monde, hommes et femmes, et aussi pour les deux espèces : les humains et les djinns.

Les jugements sont en effet généraux, excepté ce qui est spécifié par l’argument, et dont la preuve est établie indiquant que c’est spécial pour l’un des deux genres sans l’autre. Sinon les hadiths contenant des promesses ou des menaces sont généraux et englobent tout le monde. Et c’est aussi pareil pour les versets comportant des promesses ou des menaces, des ordres et des interdictions. Ils sont généralisés à tout le monde (hommes et femmes).

Et Allâh à Lui la Pureté a créé la création pour L’adorer. Il a envoyé les Messagers pour cet objectif, afin de démontrer la vérité pour laquelle sont créés les hommes, l’orienter, appeler les gens vers elle et éclairer ses conditions et ce dont il incombe aux hommes de faire. Les Messagers sont donc envoyés pour la démonstration de la religion, sa clarification, pour la prédication, l’orientation et pour aussi ordonner le bien et interdire le mal.

Chacun de nous est créé pour adorer son Seigneur. C’est-à-dire pour Le vénérer, Lui obéir, se soumettre à Ses ordres et s’écarter de Ses interdictions, tel qu’Il a dit Pureté à Lui : Je n’ai créé les hommes et les djinns que pour qu’ils M’adorent. ﴿Adh-Dhêriyêt (Les Vents qui éparpillent), v. 56.

Nous somme donc créés afin d’adorer Allâh seul. Son adoration Exalté consiste dans la sincérité vouée à Lui dans les œuvres avec également la véracité, en accomplissant les ordres et en délaissant les interdits. Cette adoration est appelée une obéissance à Lui, à Lui la Pureté.

Et ainsi, appliquer Ses ordres et éviter Ses interdits est également nommé adoration. Car l’homme réalise tout cela avec soumission et rabaissement pour Allâh Majestueux et Très-Haut.

L’adoration (el ‘ibêda), dans la langue arabe, signifie effectivement le rabaissement et la soumission. Les Arabes disent : « Un chemin mou‘abbèd », c’est-à-dire rabaissé, car les pieds l’ont foulé. Et ils disent aussi : « Un chameau mou‘abbèd », cela veut dire qu’il est rabaissé (aplani, poli…). L’adoration est ainsi le fait d’obéir à Allâh et Son Messager, en étant soumis et rabaissé à Lui Exalté et Très-Haut, et cela par le fait de s’arrêter à Ses limites, de pratiquer Ses ordres et délaisser Ses interdits Majestueux et Très-Haut.

Et en fait justement partie la prière, qui est sans aucun doute la plus grande obligation et le plus important devoir après les deux Attestations.

Il est alors une obligation pour tous les musulmans, hommes et femmes, de prendre soin de la prière et l’accomplir en ses temps, tel qu’Allâh a légiféré. Le fedjr (l’aube) et le dhohr (midi), le ‘asr (après-midi), le maghrib (coucher du soleil) et le ‘ichê’ (la nuit). Chacune de ces obligations doit être accomplie à son temps prescrit.

La prière du fedjr en deux cycles (rak‘êt), celle qui est obligatoire se fera en son temps, après le lever de l’aube et avant le lever du soleil. Il n’est pas autorisé de la retarder jusqu’au lever du soleil. Voire cela fait partie des choses énormément répréhensibles. Bien plus, c’en est même une œuvre des hypocrites. C’est plutôt une mécréance et un égarement, selon l’avis d’un groupe de gens de science, tel que cela est indiqué par le noble hadith précédent. Et il est souhaitable d’accomplir avant cette obligation deux cycles en tant que sounna.

Ensuite viendra la prière du dhohr (midi) à faire en quatre cycles en état de résidence. Les musulmans les accompliront une fois le soleil sera tourné vers l’ouest (zawêl), les hommes ainsi que les femmes, pareillement, quatre cycles en tout. Après les deux premiers cycles, le prieur doit s’asseoir et prononcer les tahiyyêt, puis l’attestation, pour finir par la prière sur le Prophète qu’Allâh prie sur lui et le salue. Ensuite il se lève pour le troisième cycle.

 Et ainsi de même pour la prière du ‘asr (après-midi) et également celle du ‘ichê’ (la nuit), en quatre cycles chacune, tel qu’il est connu en état de résidence. Et en cas de voyage, le prieur les accomplira seulement en deux cycles, tel que cela est aussi connu.

Quant au maghrib (coucher du soleil), cette prière s’accomplit en trois cycles (rak‘êt), en son temps après le coucher du soleil. Le prieur devra faire deux cycles, puis il s’assoit pour dire les tahiyyêt et l’attestation par la suite pour finir ces deux cycles par la prière sur le Prophète qu’Allâh prie sur lui et le salue et se lèvera juste après pour le troisième cycle. Ceci est en fait une chose connue.

Il est donc une obligation pour tous les musulmans, hommes et femmes, de se soucier de cette affaire et d’y prendre soin, de préserver ces prières en leurs temps, par obéissance et vénération à Allâh Exalté, mais par aussi espérance d’obtenir Sa récompense et évitement de Son châtiment Puissant et Majestueux.

Outre cela, il y a des hadiths rapportés par des chaînes authentiques de la part du Prophète sur lui la prière et le salut qui indiquent que celui qui préserve ces cinq prières à leurs temps, Allâh lui effacera par elles ses fautes et absoudra ses péchés.

En effet, celui qui sauvegarde ces cinq prières et les fait dans leurs temps prescrits en accomplissant leur droit, tel qu’Allâh a légiféré, c’est-à-dire qu’il les fasse avec sérénité et soumission, et en évitant l’empressement et le fait de les becqueter (telle un coq), ces prières seront une expiation pour ses péchés et une cause pour annuler ses fautes.

Le Prophète sur lui la prière et le salut a en fait comparé cela à une grande rivière dans laquelle l’homme se lave cinq fois par jour, il dit : « restera-t-il quelque chose de sa souillure ? » Les compagnons dirent : « Non, ô Messager d’Allâh ! » Le Prophète leur dit alors : « C’est ainsi que font les cinq prières, Allâh absout par elles les péchés. »[7]

Donc toi, ô serviteur d’Allâh, tu demeures dans un bien énorme quand tu préserves ces cinq prières, quand tu y prends soin, quand tu les pratiques et vénères leur égard. Elles sont une expiation des péchés, une annulation des fautes et une élévation des degrés. Crains alors pieusement Allâh dans cela, et sois attentif et attaché à les pratiquer en leurs temps et en groupe dans les mosquées d’Allâh, tel qu’Il a légiféré Puissance et Majesté à Lui.

Car il est rapporté dans un de ses hadiths sur lui la prière et le salut, qu’il a dit : « Celui qui entend l’appel à la prière puis ne vient pas à la mosquée, sa prière sera vaine, excepté quelqu’un qui a une excuse. »[8] Et il a aussi dit prière et salut sur lui, quand un homme aveugle l’interrogea en disant : « Ô Messager d’Allâh, je suis un homme dont la maison est lointaine et je n’ai pas de guide qui me conviendrait [pour me diriger à la mosquée], aurais-je alors une autorisation pour prier chez moi ? Ainsi le Prophète sur lui le salut lui dit : « Entends-tu l’appel à la prière ? » L’homme lui répondit : « Oui. » Alors le Prophète sur lui le salut lui dit : «Réponds donc ! » Son dire «Réponds donc ! » signifie : assiste à la prière à la mosquée. Ceci malgré qu’il soit non voyant et que sa maison soit située loin de la mosquée et n’ayant, aussi, même pas de guide convenable. Le Prophète qu’Allâh prie sur lui et le salue lui a dit : « Entends-tu l’appel à la prière ? » Le compagnon lui répondit : « Oui. » Alors le Prophète sur lui le salut lui dit : «Réponds donc ! »[9] Et dans une autre version est mentionné qu’il lui avait dit : « Je ne trouve pas d’autorisation pour toi. »[10]

Ainsi, puisque l’aveugle dont la maison est lointaine et n’ayant pas de guide convenable n’a pas de permission pour délaisser la prière en groupe, comment serait alors la situation du prieur (qui n’est pas dans son cas) ? Ce dernier est certes plus redevable de cette obligation, et qu’elle l’astreint à prier avec ses frères dans les maisons d’Allâh (mosquées) Puissant et Majestueux.

Il est aussi rapporté par des voies authentiques qu’il a dit prière et salut d’Allâh sur lui : « Celui qui préserve la prière, elle lui sera une lumière, une preuve et une sauveté le Jour de la Résurrection ; et celui qui ne la préserve pas, n’aura ni lumière, ni preuve et ni sauveté, et il sera, le Jour de la Résurrection, avec Pharaon (Fir‘ewn), Haman (Hêmên), Coré (Qâroûn) et Oubeyy Ibn Khalaf.  »[11]

Certains gens de science ont dit : « Celui qui délaisse la prière sera ramené avec ces mécréants, car s’il la délaisse à cause de s’être préoccupé de la gouvernance et de la fonction, il aura ressemblé à Pharaon avec qui il sera rassemblé le Jour de la Résurrection, qu’Allâh nous préserve de l’Enfer ; et s’il la délaisse à cause de sa préoccupation par la fonction et le ministère, il aura donc ressemblé à Haman, Ministre du Pharaon avec qui il sera ramené le Jour de la Résurrection, qu’Allâh nous en préserve ; et s’il aura délaissée la prière parce qu’il était préoccupé par les biens et les désirs, il se sera comparé à Coré, le commerçant des enfants d’Israël, qui fut préoccupé par ses biens et ses désirs au lieu de suivre la vérité, c’est pourquoi Allâh l’a fait engloutir dans la terre, lui et sa maison ; et s’il se sera préoccupé de la pratiquer par le commerce et les transactions, dans ce cas il ressemblera à Oubeyy Ibn Khalaf, le commerçant des gens de la Mecque parmi les mécréants, et il sera rassemblé avec lui le Jour de la Résurrection. »

Il nous est alors une obligation, ensemble des musulmans, hommes et femmes, de bien prendre soin de cette prière, de la vénérer comme Allâh l’a vénérée, et de la préserver dans ses temps par obéissance à Allâh et glorification, par espérance en sa récompense, par mise en garde à son châtiment et en se comportant avec les caractères des croyants et en évitant les caractères des hypocrites.

Je prie Allâh Puissance et Majesté à Lui de nous assister ainsi que tous les musulmans dans l’accomplissement de tout ce qu’Il agrée, de réformer nos cœurs et nos œuvres, et de nous gratifier par la préservation de Sa religion et ces cinq prières spécifiquement, en leurs temps et en groupe, tel qu’Il a légiféré. Quant aux femmes, il ne nous échappe pas que leur prière à la maison est meilleure. Car c’est plus proche de la discrétion et plus loin de la tentation. C’est pourquoi d’ailleurs qu’Allâh a légiféré leur prière dans les maisons. Ce sont plutôt les hommes qui sont appelés à la célébrer en groupe dans les Maisons d’Allâh Puisant et Majestueux.

Et, qu’Allâh prie, salue et bénisse Son serviteur et Messager, notre Prophète Mouhammed, ainsi que sa famille, ses compagnons et ses suiveurs de la bonne manière.

 

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La prière en islam/الصَّلاةُ في الإسلام

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[1] NDT. Cette épître était à la base une allocution publiée sur le site du cheikh qu’Allâh lui fasse miséricorde : https://binbaz.org.sa/audios/187/%D8%A7%D9%84%D8%B5%D9%84%D8%A7%D8%A9-

[2] Hadith rapporté par At-Tirmidhî d’après Mou‘êdh Ibn Djabel qu’Allâh l’agrée, et authentifié par El Albênî dans L’Authentique d’At-Tirmidhî, n° 2613.

[3] Hadith rapporté par At-Tirmidhî d’après Aboû Houreyra qu’Allâh l’agrée, et authentifié par El Albênî dans L’Authentique d’At-Tirmidhî, n° 413.

[4] NDT. Cela veut dire : les deux Attestations de la foi : ach-hadou èn lê ilêha illa-Llâh wa ach-hadou anna Mouhamadèn raçoûlou-Llâh  (J’atteste que nul n’est digne d’être adoré hormis Allâh, et j’atteste que Mouhammed est le Messager d’Allâh).

[5] Hadith rapporté par At-Tirmidhî d’après Boureyda Ibn El Houçayb El Aslamî qu’Allâh l’agrée, et authentifié par El Albênî dans L’Authentique d’At-Tirmidhî, n° 2621.

[6] Rapporté par Mouslim, d’après Djêbir Ibn ‘Abd Allâh, n° 82.

[7] Hadith rapporté par El Boukhârî, n° 528, et par Mouslim, n° 667, d’après Aboû Houreyra.

[8] Hadith rapporté par Aboû Dêwoud, n° 551, et par Ibn Mêdja, n° 793, et cette formule est la sienne, d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbês qu’Allâh les agrée. Et il est authentifié par el Albênî dans L’authentique d’Ibn Mêdja, n° 652.

[9] Hadith rapporté par Mouslim, n° 653, d’après Aboû Houreyra.

[10] Hadith rapporté par Aboû Dêwoud d’après Ibn Oumm Mektoûm qu’Allâh l’agrée. El Albênî a dit dans L’authentique d’Aboû Dêwoud, n° 552 : « Sa chaîne est bonne et authentique. »

[11] Hadith rapporté par Ahmed, n° 2/196, d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr qu’Allâh les agrée.