Les plus beaux Noms d'Allâh

Les-Plus-Beaux-Noms d’Allâh et leurs sens

أسماءُ اللهِ الحُسْنى ومَعانِيها
Les-Plus-Beaux-Noms d'Allâh et leurs sens 
Dû à la plume de son Éminence, l'érudit:
'Abd Ar-Rahmên Ibn Nâsir As-Sè'dî 
-Puisse Allâh lui accorder Sa vaste miséricorde!-
Traduction et avant-propos par
Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên Ayad
Enseignant-chercheur en sciences du langage
Études doctorales en lexicologie et sémantique
Études supérieures en sciences islamiques 
Études universitaires en traduction

 

Première édition, mouharram 1439/septembre 2017.

 

بسم الله الرحمن الرحيم
Au nom d’Allâh
Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

 

Alphabet de translittération
d ض , ء
t ط b ب
dh ظ t ت
(ou) c ع th ث
gh غ dj ج
f ف h ح
q ق kh خ
k ك d د
l ل dh ذ
m م r ر
n ن z ز
h هـ s, c س
w و ch ش
y ي s ص

Les voyelles longues ] ê, oû, î [ sont transcrites avec l’accent circonflexe, signe de l’allongement.

La voyelle (e) ouverte] ε [est superposée d’un accent grave ( ̀ (.

La géminée [Ach-chèdda], représentée par le diacritique (ω), en arabe, est translittérée par un doublement de la lettre emphatique.

N.B. La translittération adoptée dans cette traduction essaye de reproduire le plus correctement possible la prononciation des sons arabes, telle qu’elle est d’usage chez les Arabes.

 

Avant-propos

La Louange est à Allâh, Il a dit dans Son Glorieux Livre Et c’est à Allâh qu’appartiennent les Noms les plus beaux. Invoquez-Le par eux et laissez ceux qui profanent Ses Noms: ils seront rétribués pour ce qu’ils faisaient.﴿ El A’râf, v. 180. Et que la prière et le salut soient sur le Prophète Élu, Mouhammed, l’ultime Messager qui a dit : « Allâh possède quatre-vingt-dix-neuf Noms, quiconque les dénombre entrera au Paradis. »[1] Et dans une autre version, il est dit : « Allâh possède quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un; personne ne les mémorise sans qu’elle n’entre au Paradis; et Il est Un (Impaire) et aime ce qui est impair. »[2]

            Commentant le verset plus haut, l’illustre érudit, et auteur de cette épître[3], le cheikh ‘Abd Ar-Rahmên As-Sè’dî -qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde- a dit: « Il s’agit d’une démonstration de Son immense Majesté et de la vastitude de Ses caractéristiques; qu’Il détient les plus beaux Noms. C’est-à-dire, qu’Il est Détenteur de tout beau Nom. La norme de ceci est que chaque Nom indique une Épithète de Perfection qui est immense. C’est pourquoi elle est plus belle. Car si en fait cette Épithète signifiait une chose sans qu’elle ne soit qualificative, mais qu’elle serait purement un nom propre, dans ce cas, elle ne sera pas plus belle. De même, si l’Épithète indique une caractéristique qui n’est pas parfaite, mais soit une caractéristique d’imperfection ou une caractéristique partagée signifiant autant l’éloge et la réprobation, là aussi, cette Épithète ne sera pas plus belle. Ainsi, chacun de Ses Noms indique toute l’Épithète dont il dérive. Il couvre amplement tout son sens, tel que par exemple dans le Nom El ̒Alîm (L’Omniscient), indiquant qu’Il a une science qui embrasse et se généralise à toutes les choses, dont aucune n’est exclue de Sa Science, ne serait-ce le poids d’un atome dans la terre ou dans le ciel. Aussi, Ar-Rahîm (Le Très-Miséricordieux) qui indique qu’Il a une Miséricorde immense  et vaste couvrant toute chose. De même qu’ El Qadîr (L’Omnipotent), indiquant qu’Il détient une Puissance générale, que rien ne met dans l’incapacité… Et ainsi de suite. En est également que ces Noms soient parfaitement beaux, le fait qu’on ne L’invoque (Allâh) que par eux, et c’est pourquoi Il a dit Invoquez-Le par eux…﴿ …»[4]

            Puis le cheikh -qu’Allâh lui fasse miséricorde- explique que l’invocation par les Noms divins englobe ses deux types: l’invocation relevant purement de l’adoration et l’invocation se rapportant à une demande quelconque, mondaine ou autre; et que l’on doit invoquer Allâh dans chaque requête par le Nom qu’il sied, comme par exemple le fait de dire: allêhoumma ighfir lî wa-rhamnî, innaka anta el ghafoûr ar-rahîm (ô Allâh, pardonne-moi et fais-moi miéricorde, Tu es certes Pardonneur et Miséricordieux), ou de dire: ourzouqnî yê razzêq (pourvoie-moi, ô Pourvoyeur!…).

            Par ailleurs, dans son explication des deux hadiths précédents, l’éminent érudit, sa Bienveillance le cheikh Ibn Bêz -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit: « Le sens de dénombrer et de mémoriser, est de les maîtriser, de méditer leurs significations et de pratiquer ce que ces Noms exigent. Car si la personne les dénombre sans appliquer ce qu’ils exigent, elle n’aura pas ce mérite (indiqué dans le hadith). Or, si elle les dénombre, les médite, les mémorise, les comprend et applique ce qu’ils exigent comme vénération d’Allâh et sanctification, de même que de pratiquer Ses ordres et délaisser Ses interdits, cette personne entrera au Paradis, du fait qu’elle a accompli les obligations et abandonné de commettre les interdictions. Ainsi mémoriser ces Noms et les dénombrer en seront un des moyens de sa motivation et son dynamisme dans la pratique de la vérité, ainsi que dans sa vénération du Seigneur, dans le suivi de la charia et l’évitement de ce qu’Allâh et Son Messager ont interdit.»[5]

            Quant à la question de savoir si Allâh -Tout-Puissant- a seulement quatre-vingt-dix-neuf Noms ou en a encore d’autres que l’on ne connaît pas, les savants de l’islam entre autres El Khattâbî, An-Nawawî et Ibn Teymiyya et aussi Ibn ‘Outheymîn -qu’Allâh leur fasse miséricorde- ont bien précisé que ces hadiths indiquant le nombre de 99 Noms, n’excluent point qu’Allâh ait d’autres qu’on ignore. À ce propos, l’érudit cheikh Ibn ‘Outheymîn -puisse Allâh lui accorder Sa miséricorde- a une fois dit, quand on l’avait interrogé sur ce sujet: « Les Noms d’Allâh ne se limitent pas à un nombre précis. La preuve en est la parole du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- : »Ô Allâh je suis Ton serviteur (…) Je T’invoque par chaque Nom  que Tu détiens, par lequel Tu t’se nommé Toi-Même, ou que Tu as fais descendre dans Ton Livre, ou que Tu as appris à quelqu’un de Tes créatures, ou que Tu as gardé auprès de Toi, dans le monde de l’Inconnaissable. » Ainsi ce qu’Allâh a gardé dans le monde de l’Inconnaissable (el gheyb) ne peut être connu. Et ce qui n’est pas connu, n’est pas limité…»[6]

            Ceci mis à part, notons ici que la méthode de traduction appliquée au texte source, est la même que celle que nous suivions dans tous nos travaux et depuis des années. C’est en effet de nous baser sur les données de la linguistique et des sciences du langage.

            La linguistique étant le soubassement de la traductologie, théorie ou science de la traduction. Avec ses différentes disciplines, elle n’a de cesse d’enrichir et d’aider à grandir cette science assez récente qu’est la traductologie. Les linguistes ont très tôt attiré l’attention sur le fait que la traduction, étant un travail sur la/les langue-s, la nécessité de l’attacher à la science qui étudie la langue (la linguistique), s’avère alors des plus impératives. L’argumentaire en est qu’en plus de tout l’arsenal théorique et conceptuel dans ce domaine, la pratique et l’expérience ne permettent de laisser aucun doute à ce sujet.

            Dans ce sens, l’auteur de l’Introduction à la théorie de la traduction (1953), un des premiers livres en la matière, dit à juste titre: « Toute théorie de la traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques. »[7] Depuis, les études et les recherches linguistiques sur la traductologie ne se sont plus interrompues à ce jour, partant toutes de l’idée maîtresse que « toute opération de traduction comporte, à la base, une série d’analyses et d’opérations qui relèvent spécifiquement de la linguistique.»[8] De même que pour réussir à trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les traducteurs sont très souvent confrontés, il faudrait interroger la linguistique dans la diversité des ses branches, car ces problèmes, tel que l’a si bien stipulé l’auteur de l’ouvrage Les problèmes théoriques de la traduction (1963), « ne peuvent être éclairés en premier lieu que dans le cadre de la science linguistique.»[9]

            Ainsi pour notre part, et la traduction islamique, étant une activité non exclue du cadre général de la traductologie, donc, de la linguistique, nous nous sommes très naturellement penché sur les principes de la lexicologie et de la sémantique (deux anciennes disciplines de la linguistique), afin de parvenir à trouver les équivalents adéquats des Noms divins en français. Ces derniers faisant ipso facto partie du vocabulaire religieux, de la terminologie islamique, l’exploration des ressources de ces deux disciplines est donc plus qu’indispensable.

            C’est pourquoi nous avons eu recours, dans le processus des équivalences, à l’hyperonymie et à la paronymie, au figement formel, aux universaux du langage, au calque graphique et sémantique, à la dérivation et la composition avec ses différents types (par juxtaposition (synapsie), par agglutination ou soudure, composé par un trait d’union), et aussi à certaines relations lexicales telles que la partie-tout (holohymie, et méronymie), etc.[10]

            L‘objectif majeur étant, bien entendu, d’atteindre le maximum possible de précision si ce n’est, parfois, d’«exactitude» dans l’ordre des équivalences entre les deux textes, de départ et d’arrivée, en veillant constamment à contrôler les sémèmes (contenus sémantiques) des Noms, tels qu’ils sont adoptés chez les Gens de la Souna et du Groupe (Ahl As-Sounna w-El-Djamê’a). Leur méthodologie dans ce domaine des Noms divins, comme, d’ailleurs, dans les autres, étant celle des pieux prédécesseurs (As-Sèlèf As-Sâlih).

            C’est ainsi que pour établir avec précision le sens de chaque Nom d’Allâh, nous faisions incessamment des allers-retours entre quatre exégèses du Qour’ên que sont: As-Sè’dî (l’auteur même du présent opuscule), At-Tabarî, El Baghawi et El Qortobî.  Vérifier les significations de ces Noms dans ces exégèses de référence, tels qu’ils apparaissent dans les versets, nous a effectivement été très instruisant pour reproduire leurs sens en français. Et c’est pourquoi aussi il nous a paru très utile de voir comment les auteurs de certaines traductions du Qour’ên (notamment M. Hamidullah, M.-E. Ould Bah) ont-ils traduit ces Noms.

            De plus, le souci de rapprocher les notions matérialisées dans ces Noms dans la langue arabe de celles des mots de la langue française, pour en faire des vocables, était aussi très prononcé quant aux choix de certains dictionnaires arabes tels qu’El Wacît et El Moundjid, et en français le TLF (Trésor de la langue française), et Le Robert, dictionnaire historique de la langue française, ainsi que d’autres. Tandis que s’agissant des dictionnaires bilingues, nous nous sommes contenté du Larousse As-Sabîl Al Wasit.

            À la fin, un dernier mot sur le style adopté dans cette épître. Celui-ci, puisqu’il s’agit d’une traduction, et non d’une rédaction ou dissertation (c.-à-d. que le paradigme d’écriture ou d’expression est complètement différent, du fait qu’on n’est pas dans l’intralinguistique ou le mono-linguistique, mais dans l’inter-linguistique et le bilinguisme), est influencé d’une part par le caractère du type de texte, ici religieux, islamique, et d’autre part, par les complications existant à tous les niveaux (lexical, grammatical, syntaxique et phonologique) entre la langue de départ, l’arabe, et la langue de destination, le français. C’est dire que la nature de la langue arabe agit tellement et le plus souvent sur la reproduction du texte en français. Chose que tout praticien de la traduction connaît parfaitement. C’est pourquoi on ne saurait s’attendre à un style châtié, pareil à celui que l’on trouverait dans les textes littéraires. Sinon le report ou la transposition du sens des mots et des énoncés du TD vers le TA seront inéluctablement en compromission. Le style utilisé oscille ainsi entre les deux modes fondamentaux en usage: paratactique et hypotactique (parataxe et hypotaxe).[11]

 Et, Gloire à Toi, Ô Allâh ! J’atteste qu’il n’y a point de divinité hormis Toi. Je Te demande pardon, et je me repens à Toi!

Seigneur Tout-Puissant! Fais que cette épître, traitant de Tes Noms sublimes, soit profitable à tous les lecteurs, qu’elle soit un outil efficace pour Te connaître davantage, T’invoquer par Tes Noms, T’adorer et T’aimer, êmîn!

Et notre dernière invocation est Louange à Allâh, Le Seigneur de l’univers!﴿

 

Par votre frère Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên AYAD
Béjaia, le 13 mouharram 1439 (04/10/2017).

 

Au Nom d’Allâh, le tout-Miséricordieux, le très-Miséricordieux

:(الرَّبّ)  [Ar-Rabb]: Le Seigneur, ou « Dieu »: Il est Celui qui éduque tous Ses serviteurs par la disposition [de leurs affaires] et par l’octroi des différents genres de bienfaits. En est plus spécifiquement, le fait d’éduquer Ses élus en réformant leurs cœurs, leurs âmes et leurs caractères. C’est pourquoi ces derniers L’invoquent beaucoup par ce majestueux Nom, car ils Lui demandent cette éduction spécifique.

:(الله) [Allâh]: Allâh: Il est Le Divinisé, l’Adoré. Qui détient la divinité et l’adoration incombant à toute Sa création, du fait qu’Il se caractérise par les Épithètes de Divinité que sont les Attributs de Perfection.

:(الملِك) [El Mèlik], :(المَالِك) [El Mêlik]: Le Roi, Le Maître: Qui détient la Royauté, puisqu’Il est décrit par l’Épithète de Royauté, qu’est l’ensemble des Attributs d’Immensité, d’Orgueil, de Domination et de Disposition. Qui détient la Disposition absolue dans la Création, le Commandement et la Rétribution. Il est aussi Détenteur de toutes les créatures célestes et terrestres. Sont toutes des serviteurs et des possédés ne se passant point de Lui.

:(الواحِد) [El Wêhid], :(الأحَد) [El Ahed]: L’Un, L’Unique: Il est Celui qui s’est exclusivement unifié par toutes les perfections. Nul associé ne les partage avec Lui. Il est obligatoire aux serviteurs de L’unifier, autant avec leurs raisons, leurs paroles et leurs œuvres. Et cela en reconnaissant Sa Perfection absolue et Son exclusivité en l’unicité, de même qu’en vouant, à Lui seul, les différents genres d’adoration.

:(الصَّمَد) [AsSamad]: Le Seul à implorer pour réaliser les besoins: Il est Celui dont toutes les créatures se dirigent vers Lui concernant leurs besoins, leurs nécessités et leurs situations, tellement Il détient la Perfection absolue en Son Être, en Ses Noms, en Ses Épithètes et en Ses Actes.

:(العَليم) [El ̒Alîm], :(الخَبير) [El Khabîr]: L’Omniscient, Le Bien-Connaisseur: Il est Celui dont la Science embrasse ce qui est apparent et ce qui est inapparent, ce qui est secret et ce qui est manifeste, embrasse ce qui est obligatoire, ce qui est possible et ce qui est impossible; et embrasse aussi le monde céleste et terrestre, le passe, le présent et le futur. Rien ne Lui échappe.

:(الحَكيم) [El Hakîm]: Le Sage: Il est Celui qui détient la Sagesse suprême dans Sa Création et Son Commandement, qui a excellé dans toute chose qu’Il a créée Qui est meilleur qu’Allâh en matière de jugement pour des gens ayant une foi ferme?﴿ El Mê’ida (La Table), v. 50. Il ne crée rien vainement, et ne légifère rien absurdement. Celui qui détient le Commandement ici-bas et dans l’au-delà. Et Il détient également les trois Jugements, dont aucun associé ne les partage avec Lui: Il juge entre Ses serviteurs dans Sa Législation (charia), dans Sa Prédestinée et dans Sa Rétribution. Quant à la Sagesse, c’est de poser les choses à leur endroit, de les mettre à leur place.

:(الرَّحمن) [Ar-Rahmên]: Le Tout-Miséricordieux; :(الرَّحيم) [Ar-Rahîm]: Le Très-Miséricordieux; :(البَرّ) [El Berr]: Le Bon; :(الكَريم) [El Karîm]: Le Généreux; :(الجَواد) [El Djawêd]: Le Munificent; :(الرَّءُوف) [Ar-Ra’oûf]: Le Compatissant; :(الوَّهاب) [El Wahhêb]: Le Grand-Donateur: Ces Noms, leurs sens sont proches les uns des autres. Ils indiquent tous que Le Seigneur se caractérise par la Miséricorde, la Bonté, la Munificence et la Générosité. Ils renseignent aussi sur la vastitude de Sa Miséricorde et Ses Dons, qu’Il a généralisés à toute l’Existence, selon ce que Sa Sagesse exige. Or une part plus considérable et plus complète en est spécifiquement réservée aux croyants. Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit Et Ma Miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui Me craignent pieusement…﴿ El A̒râf, v. 156. En outre, les Grâces et toute la Bienfaisance font partie des effets de Sa Miséricorde.

:(السَّميع) [As-Sèmî̒]: L’Omni-Entendant: Qui entend tous les sons, dans la diversité des langues et malgré la variété des besoins des gens.

:(البَصير) [El Basîr]: L’Omni-voyant: Qui voit toute chose, quitte à être très fine et minuscule. Il voit même le mouvement d’une fourmi noire, en une nuit ténébreuse et sur une roche lisse et robuste. Et Il voit ce qu’il y a sous les sept terres, comme Il voit ce qui se trouve au-dessus des sept cieux. Il est aussi Omnientendant et Omnivoyant de ceux qui méritent la rétribution, suivant Sa Sagesse. Ce dernier sens réfère à la Sagesse. 

:(الحَميد) [El Hamîd]: Le Très-Louable: en Son Être, Ses Noms, Ses Épithètes et Ses Actes. Parmi les noms, Il détient les plus beaux; des épithètes, Il a les plus parfaites; et des actes, Il fait les plus accomplis et meilleurs. Ses Actes -Très-Haut soit-Il-, oscillent entre la Bienfaisance et la Justice.

:(المَجيد) [El Madjîd]: Le Glorieux; :(الكَبير) [El Kabîr]: Le Grand; :(العَظيم) [El ̒Adhîm]: L’Immense; :(الجَليل) [El Djalîl]: Le Majestueux: Il est Celui qui est décrit par les Épithètes de Gloire, d’Orgueil, d’Immensité et de Majesté; qu’Il est plus Grand et plus Immense que toute chose; qu’Il en est plus Majestueux et plus Haut. Il jouit de Grandeur et de Majesté, dans les cœurs de Ses Alliés et Ses Élus. Leurs cœurs sont comblés de grandeur et de majesté pour Lui, de soumission à Lui et de rabaissement à Son Orgueil.

:(العَفُوّ) [El ̒Afouww]: L’Absoluteur; :(الغَفور) [El Ghafoûr]: Le Pardonneur; :(الغَفَّار) [El Ghaffêr]: Le Grand-Pardonneur: Qui n’a cessé et ne cesse d’être connu par l’Absolution et le Pardon, et qui est décrit par le fait de passer sur [les fautes de] Ses serviteurs. Tout individu est nécessiteux de Son Absolution et Son Pardon, comme on ne peut aussi point se passer de Sa Miséricorde et Sa Générosité. Et Il a promis d’absoudre et de pardonner à celui qui aura réalisé les causes inhérentes. Il a dit -qu’Il soit Très-Haut- Et Je suis Grand-Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne œuvre, puis se met sur le bon chemin.﴿ Tâha, v. 82.

:(التوَّاب) [At-Tèwwêb]: Le Rémissif: Qui n’a de cesse de faire la Rémission aux repentants, et de pardonner les péchés des résipiscents. Ainsi, tout individu qui se repent vers Allâh d’une repentance sincère, Allâh lui fera rémission. Il est Le Rémissif envers les repentants, d’abord en les assistant pour se repentir et se remettre à Lui avec leurs cœurs. Et Il est également Rémissif à leur égard, après qu’ils se soient repentis, en acceptant leur repentir et absolvant leurs fautes.

:(القُدُّوس) [El Qouddoûs]: Le Pur; :(السَّلام) [As-Sèlêm]: L’Apaisant: C’est-à-dire, Le Glorifié exempt de toute épithète d’imperfection de même que d’être égalé par une quelconque créature. Il est Celui qui s’exempte de toutes les tares, et s’exempte d’être approché ou égalé par quelqu’un, dans quelque perfection soit-elle Rien ne Lui est égal﴿ Ach-Choûrâ (La Consultation), v. 11; Et nul n’est égal à Lui.﴿ El Ikhlâs (Le Monothéisme Pur), v. 4; Lui connais-tu un homologue?﴿ Meryem (Marie), v. 65; Ne Lui donnez donc pas des égaux﴿ El Baqara (La Vache), v. 65. Alors Le Pur est comme L’Apaisant, toux deux excluent toute imperfection sous tous les angles, et renferment, en contrepartie, et aussi sous tous les angles, la Perfection absolue. Car, en effet, une fois l’imperfection est exclue, la perfection s’affirme à part entière. 

:(العَلِيّ) [El ̒Aliyy]: Le Très-Haut; :(الأَعلى) [El A ̒lê]: Le Plus-Haut: Il est Celui qui détient la Hauteur absolue sous tous ses aspects. La Hauteur de l’Être, la Hauteur de la Valeur et des Épithètes, et la Hauteur de Domination. Il est Celui qui s’est établi sur le Trône, et qui détient la Royauté. Il se caractérise par toutes les Épithètes d’Immensité, d’Orgueil, de Majesté, de Beauté et de Perfection absolue. Il les possède à l’extrême.

:(العَزيز) [El ̒Azîz]: Le Tout-Puissant: Qui détient la Toute-Puissance. La Puissance inhérente à la force, à la victoire et à l’abstention. Il s’abstient d’être atteint par n’importe quelle créature. Il domine tous les êtres existants. La création s’est abaissée à Lui, et s’est soumise à Son Immensité.

:(القَوِيّ) [El Qawiyy]: Le Fort; :(المَتين) [El Matîn]: L’Inébranlable: Sont dans le sens d’El ̒Azîz (Le Tout-Puissant).

:(الجبَّار) [El Djabbêr]: Le Contraignant: Il a le sens d’El ̒Aliyy, El A ̒lê (Le Très-Haut, Le Plus-Haut), et aussi le sens d’El Qahhâr (Le Dominateur), mais a aussi le sens d’Ar-Ra’oûf (Le Compatissant), qui rétablit les cœurs brisés, et rétablit le faible incapable ainsi que celui qui cherche refuge et abri auprès de Lui.

:(المُتَكَبِّر) [El Moutèkèbbir]: L’Orgueilleux: qui dédaigne la mauvaiseté, l’imperfection et les tares, du fait de Son Immensité et Son Orgueil.

:(الخالِق) [El Khâliq]: Le Créateur; :(البارِئ) [El Bêri’]: Qui crée du néant; :(المُصَوِّر) [El Mousawwir]: Le Configurateur: Qui a créé tous les êtres, les a ramenés à l’existence du néant, les a modelés excellemment par Sa Sagesse et les a configurés par Sa Louange et Sa Sagesse. Il n’a cessé et ne cesse d’avoir cette magnifique description.

:(المُؤمن) [El Mou’min]: Le Croyant: Qui s’est loué Lui-même par les Épithètes de Perfection, et par la perfection de la Majesté et de la Beauté. Qui a envoyé Ses Messagers, et révélé Ses Livres dotés de signes et de preuves évidentes. Il a accrédité Ses Messagers en les munissant de tout signe et preuve évidente, indiquant leur véracité et l’authenticité de qu’ils ont apporté.

:(المُهَيمِن) [El Mouheymin]: Le Prédominant: Connaisseur des choses invisibles et de ce que les poitrines cachent. Qui embrasse toute chose par Sa Science.

:(القَدير) [El Qadîr]: L’Omnipotent: dont la Puissance est parfaite. Par Sa Puissance, Il a fait existé les êtres, et par elle aussi, Il les a disposés et modelés avec excellence. Et par Sa Puissance, Il donne la vie et la mort, et ressuscitera les serviteurs pour les rétribuer. Il rétribuera le bienfaisant en conséquence de sa bienfaisance et le malfaisant en contrepartie de sa malfaisance. Celui qui, quand Il veut une chose, Il lui dit: « Sois! » Ainsi elle est. Et aussi par Sa Puissance, Il tourne les cœurs et les dispose selon ce qu’Il désire et veut.

 (اللَّطيف)[Al-Latif]: Le Très-Doux-Bien-Connaisseur: Celui dont la Science embrasse les choses secrètes et invisibles, qui est en connaissance de ce qui est caché et intime et des choses infimes. Qui est Très-Doux envers Ses croyants serviteurs, auxquels Il fait parvenir leurs intérêts par Sa Douceur et Sa Bienfaisance, et par des moyens auxquels ils sont insensibles. Ainsi, ce Nom a le sens d’El Khabîr (Le Bien-Connaisseur) et d’Ar-Ra’oûf (Le Compatissant).

(الحَسيب) [El Hacîb]: Le Garant-Recenseur: Il est l’Omniscient de Ses serviteurs. Qui suffit à ceux qui placent leur confiance en Lui. Qui rétribue Ses serviteurs en bien et en mal, suivant Sa Sagesse et Sa Connaissance de leurs œuvres, infimes et énormes.

(الرَّقيب) [Ar-Raqîb]: Le Parfait-Surveillant: Connaisseur de ce que les poitrines dissimulent, et Témoin à ce que chaque âme a accompli; qui a préservé les créatures et les a aménagées dans le meilleur ordre et dans la plus parfaite disposition.

(الحَفيظ) [El Hafîdh]: Le Préservateur: Qui a préserve ce qu’Il a créé, et dont la science a embrassé les êtres qu’Il a fait existés. Il a aussi préservé Ses Alliés de ne choir dans les péchés et les perditions, et leur a fait douceur autant dans les actions et les inactions. Et Il a dénombré les œuvres des serviteurs ainsi que leurs rétributions.

(المُحيط) [El Mouhît]: L’Embrasseur: de toute chose par la Science, la Puissance, la Miséricorde et la Domination.

(القهَّار) [El Qahhâr]: Le Dominateur (ou L’Impérieux): sur toute chose. Celui dont les créatures se sont soumises à Lui, se sont rabaissées à Sa Puissance, à Sa Force et à Sa parfaite Puissance.

(المُقيت) [El Mouqît]: Donneur de la subsistance: Celui qui a fait parvenir à tout être ce par quoi il se nourrit. Il leur a apporté leurs subsistances et les a disposées tel qu’Il le désire, suivant Sa Sagesse et Sa Louange.

(الوَكيل) [El Wakîl]: Le Garant: Qui se charge de la disposition de Sa création, par Sa Science, Sa parfaite Puissance et Sa Sagesse englobante. Celui qui a assisté Ses Alliés et les a facilités à la voie de la félicité, leur a fait éviter la voie de la difficulté et leur a suffi dans toutes choses. Quiconque le prend pour Garant, Il lui suffira Allâh est l’Allié de ceux qui ont la foi: Il les fait sortir des ténèbres à la Lumière.﴿ El Baqara (La Vache), v. 257.

(ذُو الجَلالِ والإكرام) [Dhou-l-Djalêli w-el-Ikrâm]: Détenteur de la Majesté et de la Magnificence: C’est-à-dire, Celui qui détient l’Immensité et l’Orgueil, et détient la Miséricorde, la Munificence et la Bienfaisance générale et spécifique. Qui honore Ses Alliés et Ses Élus qui L’estiment majestueusement et immensément, et L’aiment.

(الوَدود) [El Wadoûd]: L’Aimant: Celui qui aime Ses Prophètes et Ses Messagers ainsi que leurs suiveurs, qui L’aiment également. Il est plus Aimé pour eux que n’importe qui et n’importe quoi. Leurs cœurs sont comblés d’amour pour Lui. Leurs langues Lui font continûment des éloges. Et leurs cœurs se sont attirés vers Lui par affection, sincérité et résipiscence (retour incessant vers Lui), et ce sous tous les angles.

(الفَتَّاح) [El Fattêh]: L’Ouvreur: Celui qui règne sur Ses serviteurs par Ses Jugements Légaux, Ses Jugement relatifs à la prédestinée et par les Jugements de rétribution. Celui qui par Sa Douceur et Sa parfaite Connaissance a stimulé la clairvoyance des véridiques, et Il a ouvert leurs cœurs afin de Le connaitre, L’aimer et revenir incessamment vers Lui. Il a également ouvert à Ses serviteurs les portes de la Miséricorde et des dons variés, et leur a fait les causes par lesquelles ils obtiendront le bien de l’ici-bas et de l’au-delà Ce qu’Allâh accorde en miséricorde aux gens, il n’est personne à pouvoir le retenir. Et ce qu’Il retient, il n’est personne à le relâcher après Lui.﴿tir (Le Créateur), v. 2.

(الرَّزَّاق) [Ar-Razzêq]: Le Pourvoyeur: de tous Ses serviteurs. Il n’y a pas d’être qui marche sur terre dont la subsistance ne revient pas à Allâh. Sa subsistance pour Ses serviteurs est de deux types. Une subsistance générale, qui englobe autant le bienfaisant et le malfaisant, les premières génération et les dernières; c’est la subsistance concernant les corps. Et une subsistance spécifique, propre aux cœurs, en les nourrissant par la science et la foi ainsi que la subsistance licite (halêl), qui aide à bonifier (la pratique de) la religion. Ceci est spécifique aux croyants, selon leurs degrés auprès de Lui et dépendamment de ce que Sa Sagesse et Sa Miséricorde exigent.

(الحَكَم، العَدل) [El Hakem, El ̒Adl]: Le Juge, Le Juste: Qui juge entre Ses serviteurs, ici-bas et à l’au-delà, avec Sa Justice et Son Équité. Il ne fait point injustice, ne serait-ce qu’en le poids d’un atome. Il n’impute à personne les péchés d’autrui, et ne rétribue pas le serviteur plus que son péché. Il attribue les droits à leurs méritants, et ne laisse jamais un ayant-droit sans ne lui faire parvenir son droit. Il est le Juste dans Sa Disposition et Sa Détermination Certes, mon Seigneur est sur un droit chemin.﴿ Hoûd, v. 56.

(جامِعُ النَّاس) [Djêmi ̒ An-Nês]: Rassembleur des gens: pour un jour dont il n’y a point de doute, et Rassembleur de leurs œuvres et leurs subsistances. Il ne laisse ni petite ni grande œuvre sans ne les avoir dénombrées. Il est aussi Rassembleur des morts dispersés et dissouts, parmi les premières et dernières générations, par Sa parfaite Puissance et Son Omniscience.

(الحَيُّ، القَيُّوم) [El Heyy, El Qayyoûm]: Le Parfait-Vivant (L’Éternel), Qui subsiste par Lui-Même et fait subsister Ses créatures: dont la Vie est parfaite. Qui subsiste par Lui-Même et fait subsister les habitants des cieux et de la terre. Qui les dispose, et gère leurs subsistances ainsi que toutes leurs situations. Le Parfait-Vivant (L’Éternel), est Celui qui réunit les Épithètes de l’Être; et Celui qui subsiste par Lui-Même et fait subsister autrui (El Qayyoûm), est Celui qui réunit les Épithètes des Actes.

(النُّور) [An-Noûr]: La Splendeur (La Lumière): Il est la Splendeur des cieux et de la terre. Qui a illuminé les cœurs des connaisseurs, en Le connaissant et en ayant foi en Lui. Il a aussi illuminé leurs cœurs par Sa Guidée. C’est également Lui qui a éclairé les cieux et la terre, par les lumières qu’Il y a placées. Son hidjêb (Voile) est la Lumière. S’Il le retirait, les Splendeurs de Son Visage brûleront certes tout ce que Son Regard aura atteint de Sa création.

(بَديعُ السَّمَوات والأرض) [Badî ̒ as-sèmèwêt w-el-ard]: Excellent-Créateur des cieux et de la terre: C’est-à-dire, Celui qui les a créés et inventés dans une beauté extrême, avec la plus belle création et dans un ordre merveilleux et parfait.

(القَابِض، الباسِط) [El Qâbid, El Bâcit]: Celui qui retient et qui tire, Celui qui donne amplement et qui déploie: Il retient les subsistances et retire les âmes; et Il donne amplement les subsistances et déploie les cœurs, suivant Sa Sagesse et Sa Miséricorde.

(المُعطي، المانِع) [El Mou ̒tî, El Mêni ̒]: Le Donneur, l’Empêcheur: dont nul n’empêche ce qu’Il a donné et nul ne donne ce qu’Il a empêché. Tous les intérêts et bienfaits, on ne les demande qu’à Lui Seul; et c’est seulement auprès de Lui qu’on les désire. C’est Lui qui les donne à qui Il veut et les empêche de qui Il veut, par Sa Sagesse et Sa Miséricorde.

(الشَّهيد) [Ach-Chahîd]: Le Parfait-Témoin: C’est-à-dire, Celui qui est en Connaissance de toutes choses. Il entend tous les sons, (dont la source est) visible ou invisible. Et Il voit tous les êtres, infimes ou énormes, petits ou grands. Sa Science embrasse toute chose. Il est Celui qui témoigne à Ses serviteurs et sur eux de ce qu’ils ont œuvré.

(المُبْدئ، المُعيد) [El Moubdi’, El Mou ̒îd]: Le Commenceur, Le Résurrecteur: Allâh -Très-Haut soit-Il- a ditEt c’est Lui qui commence la création puis la ressuscite.﴿ Ar-Roûm (Les Romains), v. 27. Il a commencé de créer les serviteurs pour tester lesquels d’entre eux sont meilleurs en œuvre. Puis Il les ressuscitera, afin de rétribuer les bienfaisants par le bien et les malfaisants par le mal. Et c’est aussi Lui qui commence à faire exister les créatures peu à peu, puis les refera à tout temps.

(الفعَّالُ لِما يُريد) [El Fa ̒êl limê yourîd]: Le Faiseur de ce qu’Il veut: Ceci fait partie de Sa parfaite Force, et de l’influence de Sa Volonté et Sa Puissance. C’est que toute chose qu’Il veut, Il la fait, sans (avoir d’)empêcheur ni (d’)opposant. Il n’a aussi point d’assistant ni d’aideur, dans n’importe quelle chose à ramener à l’existence. Voire, quand Il veut une chose, Il lui dit : « Sois! » Ainsi elle est. Et, tout en étant Le Faiseur de ce qu’Il veut, Sa Volonté suit Sa Sagesse et Sa Louange. Car Il est décrit par la Puissance parfaite et la Volonté influente. Il est aussi décrit par la Sagesse englobant tout ce qu’Il a fait et fait.

(الغَنيّ، المُغْني) [El Ghaniyy, El Moughnî]: Le Riche, L’Enrichisseur: Il est Le Riche, par Lui-Même, qui détient la Richesse parfaite et absolue, sous tous les aspects et à tous les égards, tellement Sa Perfection et la perfection de Ses Épithètes, qu’aucune imperfection ne les atteint, et ce aussi sous tous les angles. Et Il ne peut être que Riche. Car Sa Richesse en est un des corrélats de Son Être, autant qu’Il ne peut être que Créateur, Puissant, Pourvoyeur et Bienfaisant. Il n’a absolument besoin de personne, en n’importe quel cas de figure. Il est Le Riche qui détient les trésors des cieux et de la terre et les trésors du bas monde et de l’au-delà, qui enrichit tous Ses serviteurs d’une richesse générale, et qui enrichit Ses serviteurs particuliers (Ses Alliés) de par ce qu’Il déverse sur leurs cœurs comme connaissances divines et vérités confessionnelles.

(الحَليم) [El Halîm]: Le Longanime: Qui fait ruisseler sur Ses serviteurs les grâces apparentes et cachées, nonobstant leurs péchés et leurs nombreuses fautes. Il dispose Sa longanimité au lieu de faire face aux pêcheurs conséquemment à leurs pêchés, et leur laisse la possibilité de s’excuser et rechercher Son Agrément, afin de se repentir; et Il leur accorde un délai, afin de retourner vers Lui.

(الشَّاكِر، الشَّكُور) [Ach-Chêkir, Ach-Chakoûr]: Le Remercieur, Le Très-Remercieur: Qui remercie pour le peu d’œuvre [que font Ses serviteurs], et pardonne beaucoup de leurs fautes. Il multiplie pour les sincères leurs œuvres sans compter. Il remercie ceux qui remercient et évoque ceux qui L’évoquent. Celui qui se rapproche de Lui par quelques bonnes œuvres, Il se rapprochera davantage de lui.

(القَريب، المُجيب) [El Qarîb, El Moudjîb]: Le Proche, L’Exauceur: C’est-à-dire, qu’Il est -Très-Haut- Proche de tout un chacun. Sa Proximité -Très-Haut soit-Il- est de deux types. Une Proximité générale de chacun, par Sa Science, Sa Connaissance, Sa Surveillance, Son Observation, et Son Embrassement. Et une Proximité spécifique de Ses adorateurs, Ses invocateurs et de Ses aimants. Une Proximité dont on ne peut saisir (ou atteindre) la réalité. Mais on en sait les effets du fait de Sa Douceur envers Son serviteur, Son Soin pour lui, Son Assistance et Son Ajustement. Font partie des effets de ce Nom, l’Exaucement des invocateurs et le Retour vers les adorateurs. Il est Celui qui exauce les invocateurs de manière générale, quels qu’ils soient et où qu’ils soient et dans n’importe quel état qu’ils soient, tel qu’Il le leur a promis par une Promesse générale. Et Il est aussi Celui qui exauce, de manière spécifique, ceux qui Lui répondent favorablement (Lui obéissent) et ceux qui sont assujettis à Sa Législation (charia). Et Il est aussi Celui qui exauce les nécessiteux et les désespérés parmi les serviteurs, dont l’attachement à Lui est fort, par convoitise, espérance et peur à Son égard.

(الكَافي) [El Kêfî]: Le Suffisant: à Ses Serviteurs dans tout ce dont ils ont besoin et sont nécessiteux. Suffisant aussi d’une Suffisance spécifique à celui qui a foi en Lui, qui place sa confiance en Lui et Lui demande de satisfaire ses besoins religieux et mondains.

(الأوَّل، الآخِر، الظَّاهِر، الباطِن) [El Awwel, El Êkhir, AdhDhâhir, El Bâtin]: Le Premier, Le Dernier, Le Suprême, L’Inférieur: Ces Noms, le Prophète -prière et saut d’Allâh sur lui- les a interprétés d’une interprétation aphoristique[12] et claire en disant : « Tu es le Premier, dont nulle chose n’est avant Toi; Tu es le Dernier, dont nulle chose n’est après Toi; Tu es le Suprême, dont nulle chose n’est au-dessus de Toi; et Tu es l’Inférieur, dont nulle chose n’est en-dessous de Toi. »[13]

(الواسِع) [El Wêci ̒]: Le Vaste: en Ses Épithètes et Ses Attributs ainsi que leurs corollaires, de sorte que personne ne saurait Le Louer suffisamment. Il est plutôt tel qu’Il S’est Loué Lui-Même: Vaste en Son Immensité, Son Autorité et Sa Royauté. Il est aussi Vaste en Sa Grace et Sa Bienfaisance, Immense en Sa Munificence et Sa Générosité.

(الهادي، الرَّشيد) [El Hêdî, Ar-Rachîd]: Le Guide, Celui qui dirige vers le droit-chemin: C’est-à-dire, Celui qui guide et dirige droitement Ses serviteurs vers tous les intérêts et aussi à repousser les nuisances. Il leur apprend ce qu’ils ne savent pas, et les guide de la guidée d’assistance et d’ajustement. Il leur inspire également la crainte pieuse, et fait que leurs cœurs reviennent incessamment vers Lui, et qu’ils soient assujettis à Son Commandement. Le Nom Ar-Rachîd est aussi pourvu d’un autre sens, qui est celui d’El Hakîm (Le Sage). Il est Ar-Rachîd dans Ses Paroles et Ses Actes. Et, Ses Législations sont toutes bénéfiques; elles sont une droiture et une sagesse. Ses créations, aussi, sont empreintes de droiture. 

(الحَقّ) [El Haqq]: Le Vrai ou la Vérité: en Son Être et Ses Épithètes. Il est d’Existence nécessaire (obligatoire), Parfait en Ses Épithètes et Ses Attributs. Son Existence en est des corollaires de Son Être. Nulle existence à aucune chose que par Lui. Il est Celui qui n’a cessé et ne cesse d’être décrit par la Majesté, la Beauté et la Perfection. Il n’a aussi point cessé ni ne cesse d’être connu par la Bienfaisance. Sa Parole est vérité, Son Acte est aussi vérité, de même que Sa rencontre [le Jour de la Résurrection], elle est vérité, Ses Messagers et Ses Livres, sont tous vérité; et aussi Sa religion, elle est la vérité, et Son adoration, Lui Seul, sans aucun associé, est aussi la vérité. Et toute chose affiliée à Lui est également vérité C’est ainsi qu’Allâh est Lui le Vrai, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux; c’est Allâh qui est Sublime, le Grand.﴿ El Hedjdj (Le Pèlerinage), v. 62; Et dis: « La vérité émane de votre Seigneur, quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut, qu’il mécroie.﴿ El Kehf (La Caverne), v. 29; Au-delà de la vérité, qu’y a-t-il donc sinon l’égarement?!﴿ Yoûnous (Jonas), v. 32; Et dis: « La Vérité (l’islam) est venue et le Faux a péri. Car le Faux est certes périssable.﴿ El Isrâ’ (Le Voyage-Nocturne), v. 81.

Et Louange à Allâh qui par Son Bienfait s’accomplissent les bonnes œuvres! Et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammed, sa famille et ses compagnons ainsi que tous ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Rétribution.

Dit et écrit par le serviteur, pauvre envers son Seigneur, ‘Abd Ar-Rahmên Ibn Nâsir Ibn ‘Abd Allâh Ibn Nâsir As-Sè’dî, qu’Allâh lui pardonne, ainsi qu’à ses parents, ses cheikhs, ses bien-aimés et tous les musulmans, êmîn!

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[1]Rapporté par El Boukhârî et Mouslim, d’après Aboû Houreyra -qu’Allâh l’agrée-.

[2]Rapporté par El Boukhârî, d’après Aboû Houreyra -qu’Allâh l’agrée-.

[3]La présente épître est tirée de l’exégèse de son Éminence, l’édition de mou’assasset ar-ricêla, 1423 (2002), Arabie Saoudite, pp., 26-33.

[4]Teycîr el karîm Ar-Rahmên fî tefcîr kèlêm el Mènnên (La facilité du Généreux, le Tout-Miséricordieux dans l’exégèse de la Parole du Bienfaisant) de l’érudit As-Sè’dî -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, au verset 180, sourate El A’râf, p., 340-341, éd., Ibn El Djewzî, Arabie Saoudite.

[5]Réponse du cheikh -qu’Allâh lui fasse miséricorde- à une question concernant l’authenticité des hadiths susmentionnés, disponible sur son site: http://www.binbaz.org.sa/noor/9513

[6]Mèdjmoû’ fatêwa Ibn ‘Outheymîn (Compilation des fetwa d’Ibn ‘Outheymîn), vol., 1, p., 122.

[7]Introduction à la traductologie, Mathieu Guidère, éd., de boeck, 2010, Bruxelle, p., 42. Notons que l’ouvrage Introduction à la théorie de la traduction est d’Andrei Fedorov.

[8]Idem., p., 42.

[9]Id., p., 43. Et le livre Les problèmes théoriques de la traduction est de Georges Mounin.

[10]Voir, pour tous ces procédés, ainsi que d’autres, notre ouvrage La terminologie religieuse de l’islam dans la langue française, Éditions science et pratique, Béjaia (Algérie), pp. 144-179. Descriptifs et couverture disponibles sur: http://kabyliesounna.com/?p=1373

[11]« L’allure générale du style se marque de façon très apparente par la prédominance soit de la construction paratactique, qu’il comporte des énoncés juxtaposés et simples, soit la construction hypotactique, qui comporte des énoncés complexes. Une recette souvent donnée dans les écoles est que le français, langue analytique, aime les phrases courtes et parallèles. Mettre en pratique ce conseil reviendrait à priver notre langue d’un moyen d’expression qui lui est aussi essentiel qu’à tout autre. Dans une phrase complexe, les rapports sont à respecter aussi bien que les notions. », dit Jules Marouzeau, dans «La traduction», disponible sur: http://www.persee.fr/doc/caief_0571-5865_1956_num_8_1_2090

[12]NDT. Un aphorisme ou une expression aphoristique (djawêmi el kalim en arabe), est une parole courte mais à portée générale, englobant divers et variés thèmes.

[13]Rapporté par Mouslim, n° 2713, d’après le hadith d’Aboû Houreyra -qu’Allâh l’agrée-.

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