L'islam, religion de tous les Prophètes

L’islam, religion de tous les Prophètes

L’islam, religion de tous les Prophètes[1]
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

بسم الله الرحمن الرحيم

Au Nom d’Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

Certes, la Louange est à Allâh, nous Le louons, implorons Son Secours et Lui demandons le Pardon. Nous nous protégeons par Allâh contre le mal de nos propres âmes et contre les maux engendrés par nos mauvaises actions. Celui qu’Allâh guide, nul ne pourra l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne pourra le guider.

Et j’atteste qu’il n’y a point d’adoré à part Allâh, Seul sans aucun associé, et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh comme Il mérite d’être craint et veillez à ne mourir qu’en musulmans !﴿ Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran), v. 102.

Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être et qui, ayant tiré de celui-ci son épouse, fit naître de ce couple tant d’hommes et de femmes ! Craignez Allâh au Nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens de sang. Certes, Allâh vous observe en permanence.﴿ An-Nicê’ (Les Femmes), v. 1.

Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et parlez avec droiture, afin qu’Il réforme vos œuvres et absolve vos péchés. Quiconque obéit à Allâh et à Son Messager obtiendra un immense succès.﴿ El Ahzêb (Les Coalisés), v. 70-71.

Après cela : certes, la Parole la plus véridique est celle d’Allâh, et la meilleure conduite est celle de Mouhammed -Prière et Salut d’Allâh sur lui-, et les choses les plus mauvaises sont les innovations religieuses, et toute innovation religieuse est hérésie, et toute hérésie est égarement, et tout égarement est voué au Feu de l’Enfer.

J’aimerais, avant d’aller dans le vif du sujet, présenter une définition générale de l’islam. Expliquer à nos frères et sœurs lecteurs et lectrices francophones, le vrai sens du terme islam, est en réalité une prérogative, tellement l’importance cruciale qu’il revêt. Car, connaître avec précision la définition d’un terme, d’un nom ou tout simplement d’un mot, collabore efficacement à l’identification de son essence, de sa réalité.

Au fait, il existe plusieurs définitions données par les savants de la Sounna,  mais étant convaincu qu’elle est plus exacte, mon choix s’est orienté vers la suivante : « L’islam est la soumission à Allâh par le tewhîd (unicité), l’observance de Son obéissance et le désaveu de l’Association (polythéisme)  et de ses adeptes. »[2]

Cela étant, cette signification indique en effet que le terme d’islam renvoie de fait à l’essence de toutes les religions qui l’ont précédé. Car tous les Messages contenus dans les religions révélées par Allâh -Pureté à Lui-, ont instauré les institutions évoquées dans le sens du terme islam. En d’autres mots, tout comme la religion prêchée par le Messager d’Allâh Mouhammed -prière et salut sur lui-, les autres Messagers et Prophètes -sur eux tous  la prière et le salut – ont aussi prôné les mêmes bases établies par Notre Créateur -Très-Haut soit-Il-. Noûh (Noé), Ibrâhîm (Abraham), Moûcê (Moïse) ‘Icê (Jésus) ainsi que tous les Prophètes ont appelé leurs peuples à se soumettre à Allâh par le Tewhîd, à Lui être obéissants et à se désavouer du polythéisme et de ses partisans.

Ainsi, parler des bienfaits de l’islam, c’est évoquer d’innombrables valeurs et vertus dont la provenance est indissociablement liée à la Miséricorde, la Sagesse, la Science, la Bienfaisance, la Justice ainsi qu’à tous les autres Attributs de Perfection et de Majesté par lesquels Allâh S’est décrit. Une religion de Miséricorde et de Vérité, car elle provient du Tout-Miséricordieux, du Véridique -Majesté et Pureté à Lui-.

Parler des indéniables mérites de la religion musulmane, c’est tout aussi le fait d’attribuer ces mêmes valeurs aux religions monothéistes qui précédèrent l’islam révélé au Prophète Mouhammed -sur lui le salut-. Nous appelons religions monothéistes, celles par lesquelles leurs fidèles ont voué un culte unique à Allâh, sans ne jamais Lui avoir donné aucun associé. D’ici jaillit naturellement un questionnement de taille : le judaïsme et le christianisme demeurent-ils toujours monothéistes au-delà de l’avènement universel de l’Interpolation et de la Modification qui les ont dénaturés ? Peut-on raisonnablement prétendre pratiquer le monothéisme tout en disant : « Jésus est Fils de Dieu » ? « Il est Dieu même » ? Ou encore en professant la Trinité ? Ou de prendre ‘Ouzayr pour « fils de Dieu», tel que le font les juifs? Ceci sans omettre toutes les ineptes pratiques qui en découlent.[3]

Sans le moindre doute, les religions qui jadis étaient authentiques et monothéistes, avant qu’elles ne soient falsifiées, enseignaient de vénérables préceptes  et valeurs. Mais après la venue de l’islam, ―religion d’Allâh, Créateur de l’univers -Tout-Puissant-, qu’Il a révélée à Son Serviteur et Prophète Mouhammed -sur lui la prière et les salut-― tous ces préceptes et valeurs y sont contenus, de même que d’autres indénombrables. Ainsi retrouvons-nous une multitude considérable de Textes religieux (versets et hadiths), clairs et explicites, qui notent toutes ces vérités que nous venons de mettre en exergue.

Dans ce sens, Allâh -qu’Il soit Exalté- dit Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent﴿ Adh-Dhêriyêt (Les Vents qui Éparpillent) v. 56; Il a aussi dit -Très-Haut soit-Il- Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : « Adorez Allâh et écartez-vous du Tâghoût !»﴿ An-Nehl (Les Abeilles), v. 36 ; Il a dit également Nous envoyâmes Noûh (Noé) vers son peuple. Il dit : « Ô mon peuple, adorez Allâh. Vous n’avez pas d’autre divinité en dehors de Lui. Ne craignez-vous donc pas? »﴿ El Mou’minoûn (Les Croyants), v. 23] ; et concernant Abraham (Ibrâhîm) -sur lui le salut-, Allâh informe ﴾Et Abraham, quand il dit à son peuple : « Adorez Allâh et craignez-Le : cela est bien meilleur pour vous si vous saviez﴿ El ‘Ankaboût (L’Araignée), v. 16], aussi, dans un autre verset, faisant l’éloge de ce vénérable Prophète Abraham et ses suiveurs, Allâh Tout-Puissant- ditCertes, vous avez eu un bel exemple à suivre en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: «Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allâh. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allâh, Seul. »﴿ El Moumtahana (L’Éprouvée), v. 4; de plus, de Moïse, Allâh -Très-Haut- a dit ﴾Et Moïse leur dit : « Ô mon peuple, si vous croyez en Allâh, placez votre confiance en Lui si vous êtes musulmans (soumis à Allâh)﴿ Yoûnous (Jonas), v. 84]; et de Jésus, Allâh -Exalté soit-Il- a dit Alors que le Messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allâh, mon Seigneur et votre Seigneur ». Quiconque associe à Allâh (d’autres divinités), Allâh lui interdit le Paradis, et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !﴿ El Mê’ida (La Table Servie), v. 72.

Ainsi, tous ces nobles versets, ainsi que d’autres, démontrent l’unité de la mission de tous les Prophètes qui prônèrent des religions dont le fondement est le même, à savoir l’exclusivité du culte pour Allâh. Et enfin, à l’ultime Prophète et Messager, Mouhammed -prière et salut sur lui-, Allâh -Tout-Puissant- révélaEn effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allâh, ton œuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants ».﴿ Az-Zoumar (Les Groupes), v. 72; et Il lui a également  dit Suis ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Point d’adoré autre que Lui. Et écarte-toi des associateurs.﴿ El Anêm (Les Bestiaux), v. 106.

En vérité, il y a là un immense repère de guidée et de lumière, pour quiconque le désirera, il s’agit de l’Unicité, du Tewhîd. Allâh -Pureté à Lui- dit Allâh est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal, et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche. Lumière sur lumière. Allâh guide vers Sa lumière qui Il veut. Allâh propose aux hommes des paraboles et Allâh est Omniscient.﴿ An-Noûr (La Lumière), v. 35.

Expliquant cette parabole, l’illustre exégète du Qour’ên à notre époque, l’érudit ‘Abd Ar-Rahmên As-Sè’dî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « L’interprétation de cette parabole qu’Allâh a citée, qui s’applique à l’état du croyant dont le cœur abrite la lumière d’Allâh ; c’est que sa saine nature (el fitra), dans laquelle il est créé, est du même degré que l’huile pure. Sa saine nature est pure et prête à recevoir les enseignements divins, à pratiquer les œuvres légiférées [par Allâh]. Quand la science et la foi lui seront parvenues, cette lumière s’allumera dans son cœur à l’exemple du feu qui allume la mèche d’une lampe. Le croyant est de cœur pur (et exempt) des mauvais desseins et de la mauvaise compréhension (des enseignements) d’Allâh. Une fois que la foi atteint son cœur, il s’éclairera d’une immense illumination, car il est exempt d’impureté. La pureté (de ce cœur) est semblable à celle d’un récipient de cristal au grand éclat ; ainsi lui seront réunis la lumière de la saine nature, de la foi et de la science, de même que la clarté de la connaissance, lumière sur sa lumière. »[4] Le Tout-Puissant a également dit Est-ce celui qui était mort [5]et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir﴿ El Anêm (Les Bestiaux), v. 122. Citant ce verset, l’éminent érudit Ach-Chanqîtî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit : « Le remède à la faiblesse de la raison est de l’illuminer par le suivi de la lumière de la Révélation[6]. Car la Révélation oriente vers les intérêts que la raison ne peut atteindre. Allâh a donc indiqué dans ce verset que la lumière de la foi réanime celui qui était mort, et lui éclaire le chemin qu’il emprunte. Allâh -qu’Il soit Très-Haut- a dit aussi Allâh est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière﴿ El Baqara (La vache), v. 257; et Il a aussi dit Qui est donc mieux guidé? Est-ce celui qui marche face contre terre ou celui qui marche redressé sur un chemin droit?﴿ El Moulk (La Royauté), v. 22, ainsi que d’autres versets dans ce sens.

En somme, les intérêts humains qui organisent le bas-monde se répertorient sous trois types:

Le premier type: C’est de repousser les corruptions. Celui-ci est connu chez les spécialistes des fondements par le nom de nécessités. Il s’agit de refouler toute nuisance contrevenant aux six fondements susmentionnés; je veux dire: la religion, la vie humaine, la raison, le lignage, l’honneur et les biens.

Le deuxième type: C’est d’attirer les intérêts. Ce type est réputé chez les spécialistes des fondements par le nom de besoins. Il en est de ses branches les ventes, selon le dire [de certains savants], les locations, ainsi que l’ensemble des intérêts que les membres de la société s’échangent de manière religieusement légale.

Le troisième type: Il s’agit d’adopter des caractères louables, et de s’adapter aux bonnes mœurs. Ce type est connu chez les fondamentalistes par le nom de bonifications ou de complémentarités. Font partie de ses branches: les qualités de la saine nature, tel que de laisser grandir la barbe, de se tailler la moustache, etc. Et il en est également de ses branches: l’interdiction des choses abjectes, et l’obligation de dépenser sur les parents qui sont pauvres.

Enfin, tous ces intérêts, il n’y a pas parmi eux un que l’on doit préserver de la manière la plus rigoureuse, et par les moyens sages et sains, que celui de la religion musulmane. Allâh -Tout-Puissant- dit Alif, Lêm, Râ. C’est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, émanant d’un Sage, parfaitement Connaisseur.﴿ Hoûd, v. 1. »[7]

Par ailleurs, la Sounna du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- est, elle également, riche en hadiths authentiques qui démontrent et déploient les hauts égards de la dernière religion instaurée par Allâh, à l’humanité entière. Parmi ces derniers, est une invocation par laquelle le Messager -sur lui le salut- invoquait Allâh quand il priait, et dont les différents passages indiquent le rôle du Tewhîd (l’unicité d’Allâh)[8], et la nature du lien qu’il crée entre le serviteur et son Seigneur. D’après ‘Ali Ibn Abi Tâlib -qu’Allâh l’agrée-, le Messager d’Allâh -sur lui la prière et le salut- disait lorsqu’il se dressait pour prier : « J’oriente mon visage exclusivement vers Celui qui a créé les cieux et la terre ; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés[9]. Certainement, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont tous voués à Allâh[10]. Seigneur des mondes, à Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis du nombre des musulmans (c.-à-d., soumis à Allâh). Ô Allâh ! Tu es certes le Roi, nul adoré hormis Toi ! Tu es mon Seigneur, et je suis Ton serviteur. Je me suis fait tort à moi-même, et je reconnais ma faute, pardonne-moi donc tous mes péchés, certes, nul ne pardonne les péchés à part Toi. Et guide-moi pour avoir les meilleurs caractères, certes, nul ne guide vers eux à part Toi, et détourne de moi les mauvais caractères, car nul ne détourne des mauvais caractères si ce n’est Toi…»[11]

De plus, un autre hadîth vient aussi élucider la relation verticale: serviteur/Allâh, qu’entretient le culte purement donné à Lui -Tout-Puissant-; comme il montre également comment le Prophète -sur lui le salut- priait son Seigneur de le préserver de l’égarement et de la déviance. Il met en outre en relief le souci que doit avoir tout croyant de craindre les tentations de cette vie, et qui pourraient déboucher sur la mécréance, qu’Allâh nous en préserve!. Car, puisque le Prophète -sur lui le salut- implorait le secours d’Allâh pour qu’il ne tombe pas dans l’égarement, le musulman se doit alors de se sentir plus tenu d’éprouver ce sentiment de peur, qui, raisonnablement, devrait l’amener à protéger sa foi. Pour ce faire, se soumettre à Allâh -Majesté à Lui-, s’appliquer à Sa religion et suivre la Sounna de Son Prophète Mouhammed -sur lui le salut-[12]; ces actes, sont en fait l’unique voie pour acquérir ladite protection divine. D’après Ibn ‘Abbês -qu’Allâh les agrée, lui et son père-, le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- disait dans ses prières : «Ô Allâh ! Je me suis soumis à Toi, j’ai cru en Toi, j’ai placé ma confiance en Toi ; je me suis remis à Toi et c’est par Toi que j’ai pris à partie (mes adversaires). Ô Allâh ! Je me mets sous la protection de Ta toute Puissance, nul adoré autre que Toi, afin que Tu ne m’égares pas. C’est Toi le Vivant qui ne meurt pas, tandis que les djinns et les humains meurent! »[13]

De même, rappelant constamment la base de l’unicité (Tewhîd) qui fonde les religions monothéistes, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- interrogea un jour son compagnon Mou’êdh -qu’Allâh l’agrée- et lui dit: « Ô Mouêdh ! Sais-tu quel est le droit d’Allâh sur ses serviteurs ? » Allâh et Son Messager sont plus savants, lui dit Mouêdh. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- lui dit : « Son droit sur eux est qu’ils L’adorent sans ne rien Lui associer ; ô Mouêdh! Sais-tu quel est le droit des serviteurs sur Allâh s’ils L’adorent sans ne Lui donner d’associé-s ? » Allâh et Son Messager sont plus savants, dit Mouêdh : « Leur droit sur Lui est qu’Il ne châtie pas ceux qui ne Lui donnent point d’associé !» dit le Messager -sur lui la prière et le salut-. »[14]

Le cheikh de l’islam Ibn Teymiyya -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a  dit après avoir cité ce hadith : « Allâh -qu’Il soit Très-Haut – est en droit d’être adoré sans ne Lui donner aucun associé. C’est cela le fondement (ou la base) du Tewhîd (Unicité) avec lequel Allâh a envoyé les Messagers et a fait descendre les Livres. »

Aussi, dans la Sounna prophétique, un hadith explicite montre le fait que tous les Prophètes -sur eux la prière et le salut- n’ont appelé leur peuple qu’à l’islam[15], religion d’unicité et de monothéisme. Ainsi, le Prophète -sur lui le salut- a dit: « Nous, l’ensemble des Prophètes, sommes des fils de mères différentes, mais notre religion est une. »[16] Expliquant ce hadith, l’éminent érudit Sâlih El Fewzên -qu’Allâh le préserve- a dit : « La religion des Prophètes est ainsi faite, du côté de la croyance (dogme), c’est une seule chose; c’est l’islam voué à Allâh qui est de se soumettre à Lui. Quant aux Législations (charias), celles-ci peuvent se différencier; Allâh légifère à chaque époque et pour chaque nation ce qui lui convient, puis l’annule par la suite par une autre charia, jusqu’à ce que l’islam est venu par l’intermédiaire de Mouhammed -qu’Allâh prie sur lui et le salue-, et que la charia s’est définitivement stabilisée jusqu’à la venue de l’Heure (Résurrection), elle ne sera ni annulée ni changée…»[17]

De ce fait, une personne lucide, raisonnable et sincère, une personne clairvoyante ne se permettrait jamais de ne pas rechercher la vérité concernant l’authenticité du Message islamique. Une recherche dont l’objectif sera de discerner le vrai du faux avec rigueur et fermeté, et non de tenter de survoler hâtivement les Textes islamiques, ni de se contenter d’une recherche simpliste, laconique et superficielle. Une personne qui veut être guidée, car son bon sens lui dicte que cela ne tient pas de croire que l’univers soit créé vainement, que pour vivre et mourir, comme est la conception athéiste. Aussi, cela ne tient pas que le Créateur soit incarné dans ses créatures, comme le disent et le croient les juifs et les chrétiens, ainsi que toutes les autres obédiences religieuses hormis l’islam.

Lire l’ultime Parole divine, le Qour’ên (Coran) avec attention et bonne intention, est très certainement un chemin sûr pour parvenir enfin à la guidée divine. Durant sa mission, le Prophète Mouhammed -sur lui le salut- s’adressait aux incroyants en leur récitant la Parole de Son Seigneur. De même, lire et méditer sur les sens de la Sounna ―qui est l’ensemble de la conduite du Prophète -sur lui le salut-, de ses dires, ses actes et ses consentements quant aux faits qui se déroulèrent de son vivant― est sans aucun doute un moyen de réussite hautement efficace qui guide à la vérité et aide à y persister.

En définitive, notre Créateur -Tout-Puissant- a dit Et puis, quiconque Allâh veut guider, Il lui ouvre le cœur à l’islam.﴿ El An’êm (Les Bestiaux), v. 125; et Il a aussi dit Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allâh est en vérité avec les bienfaisants.﴿ El ‘Ankaboût (L’Araignée), v. 69.

Et que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur notre Prophète Mouhammed,  sur sa famille et ses compagnons; et notre dernière invocation est  Louange à Allâh le Seigneur de l’univers!﴿

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[1]Cet article est à la base un cours diffusé à la Radio-Coran d’Algérie, au mois de chawwêl 1429/novembre 2008 (dans une série intitulée «Les égards inégalables de la religion musulmane »).

[2]L’éminent érudit, le cheikh Dr Sâlih El Fewzên -qu’Allâh le préserve- a dit à ce sujet : «L’islam, ô serviteurs d’Allâh, tel que les savants l’ont défini est la soumission à Allâh par le tewhîd (unicité), l’observance de Son obéissance et le désaveu de l’Association (polythéisme) et de ses adeptes. Ce sont trois piliers sans lesquels l’islam ne peut être réalisé.» Consulter le site officiel de Son Éminence le cheikh Sâlih El Fewzên: http://www.alfawzan.af.org.sa/ar/node/13348

[3]Lire pour davantage de détail sur toutes ces questions, l’excellent ouvrage L’unicité d’Allâh dans la Thora, l’Évangile et le Qour’ên, petite épître à l’intention de notre voisin le chrétien, disponible sur: http://kabyliesounna.com/?p=409

[4]Teycîr el karîm Ar-Rahmên fî tefcîr kèlêm el Mènnên (La facilité du Généreux, le Tout-Miséricordieux dans l’exégèse de la Parole du Bienfaisant) de l’érudit As-Sè’dî -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, au verset 35, sourate An-Noûr (La Lumière), éd., Ibn El Djewzî, Arabie Saoudite.

[5]Mort s’entend ici au sens figuré. Allusion est faite aux mécréants qui refusent la Lumière du Qour’ên. Voir Le Noble Coran et la traduction en langue française de ses sens, Hamidullah.

[6]Dans la conception des Gens de la Sounna, le terme de Révélation recouvre en même temps le Qour’ên et la Sounna. L’argument en est, entre autres, le dire du Prophète -sur lui le salut- :«Certes, on m’a accordé le Qour’ên, et avec lui, son semblable.» Hadith rapporté par Aboû Dêwoud, n° 4604. Avec aussi la Parole d’Allâh -Très-Haut- au sujet de Son Prophète -sur lui le salut- et il ne prononce rien sous l’effet de la passion● ce n’est rien d’autre qu’une Révélation inspirée﴿ An-Nedjm (L’Étoile), v. 3-4. Aboû Fahîma.

[7]L’islam, une religion parfaite, de l’érudit Mouhammed El Amîn Ach-Chanqîtî, trad. D’Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad, Éditions science et pratique, 2017, Béjaia, Algérie, pp. 72-75.

[8]Pour ce sujet vital, lire Le sens global du terme de Tewhîd,sur: http://kabyliesounna.com/?p=596 ; Les gens par rapport au Tewhîd, sur:http://kabyliesounna.com/?p=593 ; Parmi les arguments de l’unicité d’Allâh, sur: http://kabyliesounna.com/?p=140 ; et Le célèbre érudit d’Algérie répond aux athées, sur: http://kabyliesounna.com/?p=922

[9]On peut également lire ce passage dans la sourate El Anêm (Les Bestiaux) au verset 79: Allâh -Pureté à Lui- dit J’oriente mon visage exclusivement vers Celui qui a créé (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés.﴿ De même, des versets similaires sont cités dans la Parole d’Allâh, le Saint Qour’ên. Chose qui prouve par ailleurs l’interaction, très forte, entre les Versets du Qour’ên et la Sounna. Deux sources fondant la religion musulmane trouvant leur origine dans la Révélation divine.

[10]Cette séquence est aussi émise dans le Qour’ên, dans une formule injonctive, Allâh -Très-Haut- intime à Son Prophète, et à travers lui à toute la Nation, Dis: « En vérité, ma salât (prière), mes actes de dévotion, ma vie et ma mort sont voués à Allâh, Seigneur de l’univers.﴿ El An’êm (Les Bestiaux), v. 162. Ce passage, présent dans le Qour’ên et la Sounna, est par ailleurs un argument de l’impeccable harmonie marquant ces deux Sources et que, toutes deux, forment une même Révélation, tel que le stipule d’ailleurs le Prophète même -prière et salut sur lui-. Relire pour ceci la note 6.

[11]Hadith rapporté par Mouslim.

[12]Lire à ce titre, l’excellent ouvrage Le mérite de suivre la Sounna du Prophète, du cheikh, Dr Mouhammed ‘Oumar Bazmoul, trad., d’Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad, publié aux Éditions science et pratique, 2017, Béjaia, Algérie, et aussi disponible en ligne sur: http://kabyliesounna.com/?p=1024

[13]Hadith unanimement jugé authentique.

[14]Hadith rapporté par El Boukhârî et Mouslim.

[15]Revoir la définition de l’islam, évoquée au début de l’article.

[16]Hadith rapporté par El Boukhârî, Mouslim et Aboû Dêwoud.

[17]Réponse orale à une question sur le sens du Hadith susmentionné, disponible sur le site de l’érudit El Fewzên -qu’Allâh le garde-, à l’adresse: http://alfawzan.af.org.sa/ar/node/6364

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